La Mauritanie s’impose difficilement face au Niger au stade Père-Jégo de Casablanca, au terme d’un match globalement fermé, haché et pauvre en continuité dans le jeu. Un succès qui permet de conclure la fenêtre internationale sur une note positive, mais sans véritablement rassurer sur le contenu.

Une première période brouillonne et disputée
Dès l’entame, les deux équipes se répondent coup pour coup. Mamadou Diallo se signale rapidement avec une frappe à ras de terre, tandis qu’Abdallahi Mahmoud tente également sa chance après une récupération haute initiée par Beyatt Lekoueiry. Le reste, c'est un redoublement de passes latérales entre Lefort, Maata, Lamine Ba et N'gom. Très vite, le Niger prend le contrôle du tempo. Organisés dans le pressing, les Nigériens gênent considérablement la relance mauritanienne, obligeant les Mourabitounes à jouer long ou à subir.

Entre la 15e et la 30e minute, la Mauritanie disparaît presque totalement du match. Les pertes de balle s’enchaînent, le jeu est haché et le Niger s’installe dans le camp adverse, obtenant notamment plusieurs corners dangereux. La seule véritable alerte mauritanienne dans cette période intervient à la 29e minute avec une frappe lointaine d’Oumar N’Gom, sans conviction. Juste avant la pause, Mamadou Diop doit s’employer sur un centre dangereux venu de la gauche, en effectuant une claquette. Sur la continuité de l’action, l'attaquant nigérien frappe au-dessus de la barre transversale. Dans la foulée, la Mauritanie termine la mi-temps sur une dernière situation : un centre-tir de Mamadou Diallo, lancé par Maata Magassa, qui passe a quelques mètres du poteau.
Une seconde période sans rythme mais mieux contrôlée
Au retour des vestiaires, Abdallahi Mahmoud est trouvé sur coup de pied arrêté par Djeidi Gassama, mais sa tentative est stoppée par le gardien : c'est la première intervention du portier du mena. Aprés cette occasion, les Nigériens continuent de poser le ballon et de chercher des séquences construites, sans toutefois mettre réellement Mamadou Diop en danger. La Mauritanie, elle, peine toujours à enchaîner. Le premier changement intervient à la 55e minute : Idrissa Thiam entre en jeu et repositionne Beyatt Lekoueiry dans l’axe derrière l’attaquant. À l'heure de jeu, double changement au milieu : Mamadou Fofana et Guessouma Fofana remplacent Oumar N’Gom et Maata Magassa, dans un ajustement poste pour poste. Le match reste fermé, avec très peu de situations franches. À un quart d'heure de la fin de la partie, Thiam manque une belle opportunité sur coup franc après une faute obtenue par Mamadou Diallo.
Le penalty qui change tout
Dans les dernières minutes, les entrées de Nouh El Abd, Khadim Diaw et Souleymane Anne permettent de stabiliser le bloc. Le Niger, lui, baisse progressivement d’intensité et ne se procure qu’une seule situation notable en fin de match sur coup franc, facilement capté. Alors que la rencontre semble s’acheminer vers un nul sans relief, Beyatt fait la différence sur le côté droit. Il déborde et sert Mamadou Diallo dans la profondeur, qui est fauché dans la surface. Idrissa Thiam transforme le penalty et donne l’avantage aux Mourabitounes. Ainsi les hommes d'Aritz s’imposent mais sans convaincre dans le contenu, sachant que le jeu est un aspect a laquelle tient le sélectionneur.
La globalité du match était un ensemble de manque de fluidité, de déchet technique et peu de continuité dans les intentions offensives. Un visage totalement diffèrent de celui montré face a l'Angola il y a deux jours. Les Mourabitounes terminent cette fenêtre avec une victoire et un nul face à l’Angola (1-1), avant de se projeter sur les éliminatoires de la CAN en septembre.



